Séminaire théories du genre et des sexualités 2012-2013 : féminisme et rapports sociaux de domination

Argumentaire

Ce séminaire de lecture a pour objectif de s’approprier collectivement des textes théoriques féministes traitant du genre et des sexualités à partir de la « deuxième vague » des années 1970. Le séminaire s’inscrit dans une perspective multidisciplinaire (anthropologie, sociologie, histoire, philosophie, littérature, arts, psychanalyse,…) et se veut ancré dans les pratiques sociales et les luttes politiques d’hier et d’aujourd’hui. Outre le partage de textes, le séminaire est un lieu de discussion ouvert où l’on tente d’articuler la théorie et le « terrain » autour de problématiques d’actualité. Cet espace de travail s’inscrit dans une dynamique de collaboration avec d’autres centres de recherche, lieux de réflexion et festivals féministe et LGBt. Des propositions de prolongation de séances par des événements culturels et/ou militants sont déjà présentes dans le programme et pourront être envisagées dans le cournant de l’année (n’hésitez pas à nous contacter dans ce sens).

Contrastant avec la perspective généalogique adoptée l’année passée, le séminaire privilégie cette fois une entrée par thématiques. Lors de chaque séance, nous analyserons un ouvrage-clé d’une auteur.e majeure et nous en discuterons à partir d’un texte de complément. Trois ensembles thématiques seront successivement abordés :

Dans un premier temps, nous nous arrêterons sur les notions de sexe, genre et sexualité dans la diversité de leurs acceptions selon les courants féministes (séance 1). Ensuite, nous ferons un détour par les thèses différentialistes qui remettent en cause le genre comme construit social (séance 2). Enfin, le caractère universel de la domination masculine et hétérosexuelle sera questionné à partir de données ethnographiques (séance 3).

Dans un deuxième temps, nous mettrons à l’avant-plan les enjeux de domination et de subversion qui traversent les sexualités. Nous questionnerons d’abord la notion de « masculinité féminine » dans la dynamique lesbienne butch/fem et dans la transsexualité (séance 4). Ce cheminement nous conduira aux débats relatifs à une théorisation féministe de la sexualité et à l’hypothèse d’une sexualité proprement féminine (séance 5). Enfin, le contexte des sex wars nous amènera nécessairement à interroger la pornographie et sa réappropriation controversée par les femmes (séance 6).

En collaboration avec Grabuges, une séance supplémentaire sera organisée autour du queer et des conséquences du « tournant culturel » pour la méthodologie féministe (séance 7).

Quittant le domaine des sexualités, nous nous intéresserons dans un dernier temps aux articulations des dominations. Après avoir exploré les liens structurels entre sexe et classe (séance 8), nous nous pencherons sur les travaux des féministes postcoloniales (séance 9) puis sur la question de l’impérialisme sexuel à partir du féminisme musulman (séance 10). Pour clôturer ce parcours, nous tenterons une synthèse autour du concept-clé d’intersectionnalité (séance 11).

Programme

Séance 1 – 21/09 SexeS, GenreS, SexualitéS : Retour sur les notions et leurs articulations
Séance 2 – 26/10 Le genre, un construit : Pas pour les « féministes de la différence » ?
Séance 3 – 16/11 Une domination universelle ? Les « transgressions socialement instituées »
Séance 4 – 21/12 Masculinités : butch/fem/trans, une société « post-genre » ?
Séance 5 – 25/01 Une théorie féministe de la sexualité : Retour sur les « sex wars »
Séance 6 – 22/02 Femmes et pornographie. Antiporno vs pornographie féministe
Séance 7 – reportée au 20/06 Qu’est-ce que le queer ? Les conséquences du « tournant culturel » pour la méthodologie féministe
Séance 8 – 29/03 Genre et classe, la division sexuelle du travail
Séance 9 – 26/04 Post-colonie et genre. Vers un féminisme sans frontières ?
Séance 10 – 31/05 Impérialisme sexuel : genre, sexualité et religion
Séance 11 – 21/06 Intersectionnalité des dominations. De la multiplicité des rapports sociaux

Séance 1 – 21/09 – SexeS, GenreS, SexualitéS : Retour sur les notions et leurs articulations

Lors de cette séance inaugurale, nous reviendrons sur les notions de sexe, genre et sexualité depuis leurs origines dans le champ médical jusqu’à leurs développements par les féministes. L’accent sera mis sur la polysémie de ces termes, sur le contexte historique et politique de leurs usages ainsi que sur les débats internes au(x) féminisme(s) – principalement francophones. Exceptionnellement, les coordinatrices de la séance proposent, plutôt que la lecture d’un ouvrage théorique « phare », la présentation d’une synthèse générale à partir de plusieurs textes et ouvrages. Nous invitons une des discutant.es à revenir sur les apports majeurs de Simone de Beauvoir concernant notamment le devenir-femme, l’éducation, le mariage, la sexualité, l’Autre et l’Un, la construction de soi.

Coordination et présentation : Charlotte Pezeril et Myriam Dieleman

Focus présenté par : Natalia Hirtz

Beauvoir Simone de (1986) [1949], Le deuxième sexe, Paris, Folio Essais, n° 37 et 38.

Ouvrages et articles de synthèse

Bereni Laure, Chauvin Sébastien, Jaunait Alexandre, Revillard Anne (2008), Introduction aux gender studies. Manuel des études sur le genre, Bruxelles, De Boeck.

Daune-Richard Anne-Marie, Devreux Anne-Marie (1992), « Rapports sociaux de sexe et conceptualisation sociologique », Recherches féministes, vol. 5, n° 2, p. 7-30, [en ligne].

Delphy Christine (2001), « Penser le genre : problèmes et résistances », L’ennemi principal, t. 2, Paris, Syllepse, p. 243-260.

Dorlin Elsa (2008), Sexe, genre et sexualités, Paris, PUF.

Elmaleh Éliane (2003), « Les Women’s Studies aux États‑Unis. Le féminisme et l’université », Transatlantica, n° 1, [en ligne].

Gardey Delphine (2006), « Les sciences et la construction des identités sexuées. Une revue critique », Annales. Histoire, Sciences Sociales, n° 61, p. 649-673, [en ligne].

Gardey Delphine, Löwy Ilana (dir.) (2000), L’Invention du naturel. Les sciences et la fabrication du féminin et du masculin, Paris, Éditions
des Archives Contemporaines.

Guionnet Christine, Neveu Erik (2004), Féminins/Masculins. Sociologie du genre, Paris, Armand Colin.

Hirata Helena, Laborie Françoise, Le Doaré Hélène, Senotier Danièle (2004) [2000], Dictionnaire critique du féminisme, Paris, PUF.

Hurtig Marie-Claude, Kail Michèle, Rouch Hélène (dir.) (2003) [1991], Sexe et genre. De la hiérarchie entre les sexes, Paris, CNRS Éditions.

Kergoat Danièle (2010) [2001], « Le rapport social de sexe. De la reproduction des rapports sociaux à leur subversion », Actuel Marx, n° 30, p. 60-75.

Lagrave Marie-Rose (1990), « Recherches féministes ou recherches sur les femmes ? », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 83, p. 27-39, [en ligne].

Löwy Ilana, Rouch Hélène (dir.) (2003), La distinction entre sexe et genre. Une histoire entre biologie et culture, Paris, L’Harmattan.

Löwy Ilana, Rouch Hélène (2003), « Genèse et développement du genre : les sciences et les origines de la distinction entre sexe et genre », Cahiers du Genre, n° 34, p. 5-16, [en ligne].

Maruani Margaret (dir.) (2005), Femmes, genre et sociétés, l’état des savoirs, Paris, La Découverte.

Mathieu Nicole-Claude (1991), « Etudes féministes et anthropologie » et « Différenciation des sexes », in Bonte Pierre, Izard Michel (dir.), Dictionnaire de l’ethnologie et de l’anthropologie, Paris, PUF.

Parini Lorena (2010), « Le concept de genre : constitution d’un champ d’analyse, controverses épistémologiques, linguistiques et politiques », Socio-Logos, n° 5, [en ligne].

Rubin Gayle (1998) [1975], « L’économie politique du sexe : transactions sur les femmes et systèmes de sexe/genre », Les Cahiers du CEDREF, n° 7, p. 3-81, [en ligne].

Scott Joan W. (1988) [1986], « Genre, une catégorie utile d’analyse historique », Cahiers Genre et développement, vol. 1, p. 41-67, [en ligne].

Scott Joan W. (2009), « Le genre : une catégorie d’analyse toujours utile ? », Diogène, n° 225, p. 5-14.

Vance Carole S. (1980), « Gender systems, ideology and sex research : an anthropological analysis », Feminist Studies, vol. 6, n° 1, p. 129-143.

Bibliographie additionnelle

Bourcier Marie-Hélène (2011) [2001], Queer Zones Polituqe des identités sexuelles et des savoirs, Paris, Amsterdam.

Boxer Marylin (2001), « “Women’s Studies” aux Etats-Unis : trente ans de succès et de contestation », Clio, n° 13, [en ligen].

Butler Judith, Fassin Eric, Scott Joan W. (2007), « Pour ne pas en finir avec le “genre” », Sociétés & Représentations, vol. 2, n° 24, p. 285-306, [en ligne].

Chaperon Sylvie (2001), « Histoire contemporaine des sexualités : ébauche d’un bilan historiographique », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, n° 84, p. 5-22, [en ligne].

Chaperon Sylvie (2009), Du féminisme à la sexologie : variations sur le sexe et le genre, Rapport de synthèse pour l’habilitation à diriger des recherches, Universités Toulouse II et Paris I.

Collin Françoise, « Penser/Agir la différence des sexes », Transmissions féministes, n° 1, p. 6-15.

Devreux Anne-Marie, Fassin Eric, Hirata Helena, Löwy Ilana, Marry Catherine (2002), « La critique féministe et La domination masculine », Mouvements, n° 24, p. 60-72, [en ligne].

Fassin Eric (2005), « Trouble-genre », in Butler Judith, Trouble dans le genre. Pour un féminisme de la subversion, Préface à l’édition française, Paris, La Découverte, p. 5-18.

Fassin Eric (2008), « L’empire du genre. L’histoire politique ambiguë d’un outil conceptuel », L’Homme, vol. 3-4, n° 187-18, p. 375-392, [en ligne].

Ferrand Michèle (2004), Féminin Masculin, Paris, La Découverte.

Fougeyrollas-Schwebel Dominique, Planté Christine, Riot-Sarcey Michèle, Zaidman Claude (dir.) (2003), Le genre comme catégorie d’analyse. Sociologie, histoire, littérature, Paris, L’Harmattan.

Fougeyrollas-Schwebel Dominique (2005), « Controverses et anathèmes au sein du féminisme français des années 1970 », Cahiers du Genre, n° 39, p. 13-26, [en ligne].

Laqueur Thomas (1992), La fabrique du sexe : essai sur le corps et le genre en Occident, Paris, Gallimard.

Laufer Jacqueline, Marry Catherine, Maruani Margaret (dir.) (2001), Masculin-féminin : Questions pour les sciences de l’homme, Paris, PUF.

Neveu Erik, Guionnet Christine (2004), Féminins/masculins : Sociologie du genre, Paris, Armand Colin.

Parini Lorena (2006), Le système de genre : introduction aux concepts et théories, Zürich, Seismo.

Perrot Michelle, Duby Georges (dir.) (1990-1991), Histoire des femmes en Occident, Paris, Plon.

Rebreyend Anne-Claire (2005), « Comment écrire l’histoire des sexualités au XXe siècle ? Bilan historiographique comparé français/anglo-américain », Clio, n° 22, p. 185-209, [en ligne].

Toupin Louise (1993), « Une histoire du féminisme est-elle possible ? », Recherches féministes, vol. 6, n° 1, p. 25-52, [en ligne].

Varikas Eleni (2004) [1993], « Féminisme, modernité, postmodernisme : pour un dialogue des deux côtés de l’océan », Multitudes, [en ligne].

Varikas Eleni, (2006), Penser le sexe et le genre, Paris, PUF.

logo_ellestournent130x130px Programmation cinéma : Festival Elles Tournent (20-23 septembre 2012)
« 4 jours et 35 films pour le seul festival international de Bruxelles entièrement dédié aux films réalisés par des femmes. »
Programme complet sur : www.ellestournent-damesdraaien.org.

21/09 à 19h @ Botanique : Audre Lorde – The Berlin Years 1984 to 1992
Documentaire de Dagmar Schultz (DE, 2012, 84’, vo Eng/De st Fr/Nl)
« Portrait impressionniste de l’écrivaine militante américaine durant son séjour à Berlin. Pendant 8 ans, la charismatique Audre Lorde inspire l’ensemble de la communauté afro-allemande. Pour la première fois, écrivains et poètes s’expriment sur ce qu’implique le fait d’être une personne noire dans une société blanche. Toute l’œuvre d’Audre Lorde est un appel criant à la reconnaissance de la diversité des identités de chaque personne. Un hommage à cette inclassable pionnière du Black Feminism. »
Lien : www.ellestournent-damesdraaien.org/…
Entrée : 6€ / 4€ (étudiant.es, senior.es et sans emploi).

Séance 2 – 26/10 – Le genre, un construit : Pas pour les « féministes de la différence » ?

Si nombre de féministes et de scientifiques s’accordent sur le caractère construit du genre, il n’en a pas toujours été ainsi et d’aucuns s’attachent encore aujourd’hui à développer des thèses différentialistes, postulant une « nature » masculine et féminine et revendiquant « l’égalité dans la différence ». Dans les années 1970, le féminisme essentialiste a été fortement marqué par les thèses psychanalytiques, qu’il s’en réclame ou les critique, et a connu un succès ultérieur dans le sillage du « French Feminism ». Dans cette séance, nous souhaitons opérer un retour critique sur cette perspective et discuter de son actualité scientifique et politique.

Coordination de la séance : Nathalie Grandjean

Ouvrage de référence présenté par : Véronique Brancaleone

Irigaray Luce (1977), Ce sexe qui n’en est pas un, Paris, Minuit.

Article de complément présenté par : Véronique Danneels

Shor Naomi (2004) [1993], « Cet essentialisme qui n’(en) est pas un », Multitudes, [en ligne].

Bibliographie additionnelle

Agacinski Sylviane (2012), Femmes entre sexe et genre, Paris, Seuil.

Delphy Christine (1996) [1995], « L’invention du French Feminism : une démarche essentielle », Nouvelles Questions Féministes, vol. 17, n° 1, p. 15-58.

Fouque Antoinette (2004) [1995], Il y a deux sexes : essais de féminologie, Paris, Gallimard.

Irigaray Luce (1974), « Ce sexe qui n’en est pas un », Les Cahiers du GRIF, n° 5, p. 54-58, [en ligne].

Kristeva Julia (1984), Éthique de la différence sexuelle, Paris, Minuit.

Prokhoris Sabine (2000), Le sexe prescrit : la différence sexuelle en question, Paris, Aubier.

logo_festivaldeslibertes Programmation cinéma : Festival des Libertés (18-27 octobre 2012)
« Politique et artistique, métissé et créatif, festif et subversif, le Festival des Libertés mobilise toutes les formes d’expression pour se faire le témoin de la situation dans le monde, alerter des dangers qui guettent, rassembler dans la détente, inciter à la résistance et promouvoir la solidarité. »
Programme complet sur : www.festivaldeslibertes.be

logo_tn 24/10 à 19h @ Théâtre National : Call me Kuchu
Documentaire de Malika Zouhali-Worrall et Katherine Fairfax Wright (USA, 2012, 87’, vo Eng st Fr/Nl)
« En Ouganda, une nouvelle loi menace de faire de l’homosexualité un délit punissable de mort. David Kato, le premier ougandais à assumer publiquement son homosexualité ainsi que d’autres activistes luttent pour abroger cette loi, tout en combattant les persécutions subies dans leur vie quotidienne. Le combat héroïque de militants ne reculant devant rien pour gagner leur liberté. »
Lien : http ://www.festivaldeslibertes.be/fase6.php ?event=537#537
Entrée : 5€

Suivi à 20h45 de : Mama Illegal
Documentaire de Ed Moschitz (AT, 2011, 95’, vo De/It/Ro/Ru st Fr/Nl)
« La Moldavie, sinistrée économiquement, voit ses femmes quitter leurs enfants et risquer leur vie pour aller travailler en Europe de l’Ouest. Angoissées par une éventuelle arrestation, ces Moldaves caressent l’espoir d’une régularisation qui leur permettrait de ne plus devoir choisir, à grands renforts de larmes, entre leur maigre revenu et leur famille. Suivi d’une rencontre avec Ed Moschitz et Karen Bähr Caballero, consultante en genre et développement. »
Lien : http ://www.festivaldeslibertes.be/fase6.php ?event=542#542
Entrée : 5€

Séance 3 – 16/11 – Une domination universelle ? Les « transgressions socialement instituées »

L’idée d’une correspondance intrinsèque entre sexe, genre et sexualité est-elle universelle ou fait-elle l’objet d’arbitrages particuliers dans chaque société ? Au départ du texte important de N.-C. Mathieu modélisant les articulations possibles entre ces notions, nous parcourrons ensuite plusieurs travaux d’anthropologie – dont un article de synthèse (C. Darmangeat) problématisant la question de l’oppression des femmes à la lumière de données extra-occidentales. Pour cette séance, nous proposons cinq articles dont les principaux éléments théoriques et empiriques permettront de nourrir une discussion sur la validité des concepts étudiés et l’étendue et les formes de la domination masculine, en abordant particulièrement les situations d’ « homosexualité » institutionnalisée et de « 3ème sexe ».

Coordination de la séance : Julie de Ganck

Article de référence présenté par : Julie de Ganck

Mathieu Nicole-Claude (2002) [1991], « Les transgressions du sexe et du genre à la lumière des données ethnographiques », in Hurtig Marie-Claude, Kail Michèle, Rouch Hélène (dir.), Sexe et genre : de la hiérarchie entre les sexes, Paris, CNRS, p. 69-80.

Articles de compléments présentés par : Natalia Hirtz, Sylvie Vranckx, Emmanuelle Garrot et Charlotte Pezeril

Darmangeat Chistophe (2010), « Le marxisme et l’origine de l’oppression des femmes : une nécessaire réactualisation », Agone, n° 43, [en
ligne].

Saladin d’Anglure Bernard (2006), « Réflexions anthropologiques à propos d’un “3ème sexe social” chez les Inuit », Conjonctures, n° 41-42, p. 177-205, [en ligne].

Nanda Serena (1999), « The Hijras of India : Cultural and Individual Dimensions of anInstitutionalized Third Gender Role », in Parker Richard, Aggleton Peter (ed.), Culture, Society and Sexuality. A Reader, Londres/Philadephia, UCL Press, p. 226-238.

Evans-Pritchard Edward E. (1970), « Sexual inversion among the Azande », American Anthropologist, n° 72, p. 1428-1434, [en ligne].

Bibliographie additionnelle

Driskill Qwo-Li (2004), « Stolen from Our Bodies : First Nations Two-Spirits / Queers and the Journey to a Sovereign Erotic », Studies in American Indian Literatures, vol. 16, n° 2, p. 50-64.

Godelier Maurice (1995), « Du quadruple rapport entre les catégories de masculin et de féminin », in EPHESIA, La place des femmes, les enjeux de l’égalité au regard des sciences sociales, Paris, La Découverte, p. 439-442.

Handman Marie-Elisabeth (2008), « L’anthropologue et le système sexe/genre », Connexions, n° 90, p. 77-85.

Héritier Françoise (1996), Masculin/Féminin, La pensée de la différence, Paris, Odile Jacob.

Lhomond Brigitte (2000), « Nature et homosexualité : du troisième sexe à l’hypothèse biologique », in Gardey Delphine, Löwy Ilana (dir.), L’Invention du naturel. Les sciences et la fabrication du féminin et du masculin, Paris, Éditions des Archives Contemporaines, p. 153-158.

Mathieu Nicole-Claude (1985), « Quand céder n’est pas consentir. Des déterminants matériels et psychiques de la conscience dominée des femmes et de quelques-unes de leurs interprétations en ethnologie », in Mathieu Nicole-Claude (dir.) L’arraisonnement des femmes. Essais en anthropologie des sexes. Paris, EHESS, p. 169-245.

Rapp Rayna, Ross Ellen (1981), « Sex and Society : A Research Note from Social History and Anthropology », Comparative Studies in Society and History, vol. 23, n° 1, p. 51-72.

Théry Irène (2010), « Le genre : identité des persones ou modalité des relatiosn sociales ? », Revue française de pédagogie, n° 171, p. 103-117, [en ligne].

Vance Carol S. (1991), « Anthropology Rediscovers Sexuality : A Theoretical Comment », Social Science and Medicine, vol. 33, n° 8, p. 875-884.

logo_pinkscreens Programmation cinéma : Pink Screens Film Festival (8-17 novembre 2012)
« 10 jours de fictions inédites, de « classiques » à (re)découvrir, de courts métrages affolants et de docus subversifs avec, entre les projections, expositions, performances, débats et plusieurs rencontres excitantes… »
Programme complet sur : www.pinkscreens.org

logo_nova 11/11 à 15h30 @ Cinema NOVA : Lesbiana . Une révolution parallèle
Documentaire de Myriam Fougère (CA, 2012, 63′, vo Fr/En st En/Fr)
« A la rencontre de femmes ayant vécu au cœur de « la révolution lesbienne ». Révolution ? Oui ! Car plus qu’audacieuses et impertinentes, ces femmes ont osé questionner le mouvement féministe, imposé des sujets jusque-là silencieux, et repoussé les limites bien-pensantes. C’est tout un pan de l’histoire du lesbianisme et du féminisme qui sort de l’ombre et nous bouscule, non sans écho à des enjeux fort actuels. Un film incontournable pour toute féministe et toute lesbienne. La projection sera suivie d’une discussion avec la réalisatrice (sous réserve). »

Entrée : les participant.es au séminaire bénéficieront du tarif réduit (3€).

logo_bozar 16/11 à 20h @ Bozar : Soirée « Fred Halsted »
«  LA Plays Itself (USA, 1972, 51’) et Sex Garage (USA, 1972, 38’), deux films de Fred Halsted, sans doute l’un des réalisateurs les plus radicaux du cinéma queer, plongeant dans le porno gay expérimental. La séance sera précédée d’une introduction du cinéaste et vidéaste William E. Jones, auteur d’une toute récente monographie « Halsted plays himself », et suivie d’un concert de Heatsick, projet du performer berlinois Steven Warwick, qui nous livrera un concert exclusif inspiré par Halsted et le film Taxi Zum Klo. »
Entrée : les participant.es au séminaire bénéficieront du tarif réduit (7€).

Séance 4 – 21/12 – Masculinités : butch/fem/trans, une société « post-genre » ?

Si sexe, genre et sexualité ne sont pas nécessairement convergents, quelle est la place de l’hétérosexualité et de l’hétéronormativité dans leur articulation ? Après un passage par l’anthropologie lors de la séance précédente, nous proposons dans cette séance de questionner ce que l’homosexualité et/ou la transsexualité (post-)modernes viennent bousculer dans le régime de la domination sexuelle. Nous nous pencherons particulièrement sur la notion de « female masculinity » développée par J. Halberstam en regard de la dynamique butch-fem chez les lesbiennes, laquelle fait l’objet, depuis longtemps, de débats virulents et d’une polémique quant à la reproduction des rôles assignés aux hommes et aux femmes.

Coordination de la séance : Sevara Irgacheva

Ouvrage de référence présenté par : Pauline Berlage

Judith Halberstam (1998), Female Masculinity, Durham, Duke University Press.

Article de complément présenté par : Catherine Wallemacq

Jeffreys Sheila (2003), « Queer Theory and Politics and the Lesbian Feminist Critique », in Unpacking Queer Politics, Cambridge (UK), Polity Press, Chap. 2.

Bibliographie additionnelle

Bourcier Marie-Hélène (2003), « La fin de la domination (masculine) : pouvoir des genres, féminismes et post-féminisme queer », Multitudes, n° 12, [en ligne].

Califia-Rice Patrick (2003), Le Mouvement transgenre : changer de sexe, Paris, EPEL.

Halberstam Judith (2002), « An Introduction to Female Masculinity », in Adams Rachel, Savran David (ed.), The Masculinity Studies Reader, Oxford, Blackwell, p. 355-374.

Hollibaugh Amber, Moraga Cherrie (1983) [1979], « What we’re rollin’ around in bed with : sexual silences in feminism »,in Stansell Christine, Thompson Sharon (ed.), Powers of Desire : The Politics of Sexuality, New-York, Monthly Press Review, p. 394-405.

Lemoine Christine, Renard Ingrid (dir.) (2001), Attirances. Lesbiennes fems / lesbiennes butchs, Paris, Editions gaies et lesbiennes.

Rubin Gayle (1992), « Of Catamites and Kings : Reflections on Butch, Gender, and Boundaries » in Nestle Joan (ed.), The persistent desire, Boston, Alyson Publications, p. 466-482.

Séance 5 – 25/01 – Une théorie féministe de la sexualité : Retour sur les « sex wars »

Dès la fin des années 1970 aux Etats-Unis, des visions antagonistes ont émergé au sein du féminisme au sujet de « la » sexualité des « femmes ». Entre essentialisme et constructionnisme, la sexualité a été analysée tantôt sous l’angle de la violence faite aux femmes, tantôt pour son potentiel émancipateur. En revenant sur les éléments de la querelle entre « Radical feminists » et « Sex Radicals », nous chercherons à mieux saisir les apports théoriques féministes sur la/les sexualité/s et sur la place de celle/s-ci dans la domination masculine.

Coordination de la séance : Charlotte Pezeril et Myriam Dieleman (sous réserve)

Ouvrage de référence présenté par : Myriam Dieleman

Vance Carol S. (1984), Pleasure and Danger : Exploring Female Sexuality, London, Routledge & Kegan.

Article de complément présenté par : Vladimir Martens

MacKinnon Catharine A., de Gasquet Béatrice (2012) [1989], « Sexuality », Raisons politiques, n° 46, p. 101-130, [en ligne].

Bibliographie additionnelle

Califia Pat (2008), Sexe et utopie, Paris, La Musardine.

Chapkis Wendy (1997), « The Meaning of Sex », in Live Sex Acts : Women Performing Erotic Labor, New York City, Routledge, chap. 1.

Delphy Christine (dir.) (2011), Un troussage de domestique, Paris, Syllepse.

Epstein Debbie, Renold Emma (2005), « Introduction », Sexualities, vol. 8, n° 4, p. 387-391.

Glick Elisa (2000), « Sex Positive : Feminism, Queer Theory, and the Politics of Transgression », Feminist Review, n° 64, p. 19-45.

Koedt Anne (1970), « The Myth of the Vaginal Orgasm », in Firestone Shulamith, Koedt Anne (dir .), Notes from the Second Year : Women’s Liberation, New York, Radical Feminism, [en ligne].

Rubin Gayle (2010) [1984], « Penser le sexe. Pour une théorie radicale de la politique de la sexualité », in Surveiller et jouir. Anthropologie politique du sexe, Paris, EPEL, p. 135-224.

Smith Anna M. (2001), « Missing Postructuralism, Missing Foucault. Butler and Fraser, on Capitalism and the Regulation of Sexuality », Social Text, vol. 19, n° 2, p. 103-125.

Séance 6 – 22/02 – Femmes et pornographie. Antiporno vs pornographie féministe

La pornographie a été dénoncée par de nombreuses féministes comme un des nœuds de la domination masculine dans le champ de la sexualité. Le combat féministe antipornographique s’est confronté au courant « pro sexe » qui a mis en avant la libération sexuelle des femmes – notamment à travers la réappropriation de la production pronographique. Depuis les années 1980, une pornographie féminine / féministe s’est ainsi développée notamment pour donner le change à la pornographie mainstream (à destination du public mâle hétérosexuel) et donner à voir des sexualités féminines « en propre ».

Coordination de la séance : Myriam Dieleman

Ouvrage de référence présenté : par Sevara Irgacheva

Williams Linda (1989), Hard Core and the Frenzy of Visible, Berckeley (LA), University of California Press.

Article de complément présenté par : Véronique Danneels

Servois Julien (2009), « Le post-porn ou “Ta mère est un lave-linge” », in Le Cinéma Pornographique, Paris, Librairie Philosophique J. Vrin, chap. 2, p. 103-…

Bibliographie additionnelle

Butler Judith (2003), « Une éthique de la sexualité », Entretien réalisé par Éric Fassin et Michel Feher, Vacarme, n° 22, [en ligne].

Chancer Lynn S. (1998), Reconciliable Differences : Confronting Beauty, Pornography and the Future of Feminism, Berkeley, University of California Press.

Conboy Katie, Medina Nadia, Stanbury Sarah (ed.) (1997), Writing on the Body. Female embodiement and Feminist Theory, New York, Columbia University Press.

Cornell Drucilla (2000), Feminism and Pornography, Oxford, Oxford University Press.

Dugan Lisa, Hunter Nan, Vance Carole S. (1985), « False promises : Feminist antipornography legislation in the US », in Burstyn Varda (ed.), Women against censorship, Vancouver/Toronto, Douglas & McIntyre, p. 131-151, [en ligne].

Dworkin Andrea (2007), Pouvoir et violence sexiste, Montréal, Sisyphe.

Huston Nancy (2004) [1982], Mosaïque de la pornographie, Paris, Payot.

Lust Erika (2010), Good Porn, A Woman’s Guide, Berkeley, Seal Press.

Sprinkle Annie (2001), Hardcore from the heart. The Pleasures, Profits and Politics of Sex in Performance, New-York, Continuum International Publishing Group. 

Straayer Chris (1996), Deviant Eyes, Deviant Bodies, Sexual Reorientation in Film and Video, New York, Columbia University Press.

Williams Linda (ed.) (2004), Porn studies, Duke University Press.

Exposé-Projection : Réappropriation du regard et subversion des rapports de genre dans la pornographie féministe et queer, par Sevara Irgacheva (INSAS)
22/02 à 19h-21h @ (lieu à définir)
Sur la base de son travail de mémoire de fin d’études en cinéma intitulé Regard féminin dans la pornographie : La réappropriation de la représentation pornographique, le féminisme pro-sexe, le post-porn et les théories du genre , Sevara Irgacheva (INSAS) présentera une sélection d’extraits de films pornographiques « féministes » et « queer » contemporains pour questionner les représentations genrées qui y sont à l’œuvre.

Séance 7 – reportée au 20/06 – Qu’est-ce que le queer ? Les conséquences du « tournant culturel » pour la méthodologie féministe

logo_grabuges Cette séance se déroulera un mardi de 10h à 12h30.

Séance commune avec l’Atelier méthodologique de Grabuges (Groupe belge associatif et interuniversitaire en études féministes, de genre et sur les sexualités – activité des associations SOPHIA et Université des Femmes soutenue par la Fédération Wallonie-Bruxelles). Coordination de la séance : Florence Degavre et Myriam Dieleman

Articles de référence présentés par : Anna Safuta, Pauline Berlage et Charlotte Pezeril

Barrett Michèle (1992), « Words and things : Materialism and method in contemporary feminist analysis », in Barrett Michèle, Phillips Anne (eds.), Destabilizing theory : Contemporary feminist debates, Oxfort, Polity, p. 201-219.

Masson Sabine, Thiers-Vidal Léo (2002), « Pour un regard fémniste matérialiste sur le queer. Échanges entre une féministe radicale et un homme anti-masculiniste », Mouvements, vol. 2, n° 20, p. 44-49.

Jackson Stevi (2002), « Why a materialist feminism is (still) possible – and necessary », Women’s Studies International Forum, vol. 24, n° 3-4, p. 283-293.

Bibliographie additionnelle

Butler Judith (1997), « Merely Cultural », Social Text, vol. 15, n° 52-53, p. 265-277.

Séance 8 – 29/03 – Genre et classe, la division sexuelle du travail

Bien que l’émergence de la problématique du genre, à partir de la fin des années 1970, ait coïncidé avec le recul du concept de classe sociale, il convient aujourd’hui de revenir sur l’articulation de ces rapports sociaux et en particulier sur la notion centrale de division sexuelle du travail. À cette fin, nous proposons de travailler à partir de plusieurs articles des sociologues françaises D. Kergoat et C. Delphy.

Coordination : Peggy Pierrot

Articles de référence présentés par : Rachel Carton

Kergoat Danièle

(2004) [2000], « Division sexuelle du travail et rapports sociaux de sexe », in Hirata Helena, Laborie Françoise, Le Doare Hélène, Senotier Danièle (dir.), Dictionnaire critique du féminisme, p. 35-44.

(2003) avec Hirata Helena, « La classe ouvrière a deux sexes », in Gauthier Elizabeth, Lojkine Jean (dir.), C lasses sociales : retour ou renouveau ?, Paris, Syllepse.

(2005), « Rapports sociaux et division du travail entre les sexes », in Maruani Margaret (dir.), Femmes, genre et sociétés, l’état des savoirs, Paris, La Découverte, p. 94-104.

Articles de complément présentés par : Florence Degavre et Anna Safuta

Delphy Christine

(2005), « Féminisme et marxisme », in Maruani Margaret (dir.), Femmes, genre et sociétés, l’état des savoirs, Paris, La Découverte, p. 32-37

(2009), « Capitalisme, patriarcat et lutte des femmes », in L’ennemi principal, t. 1, Paris, Syllepse, p. 245-258.

Bibliographie additionnelle

D’Atri Andrea (2004), Pan y Rosas. Pertenencia de género y antagonismo de clase en el capitalismo, Buenos Aires, Las Armas de la Crítica.

Fraser Nancy (2010) [2001], « Pour une politique féministe à l’âge de la re­connaissance : approche bi-dimensionnelle et justice entre les sexes », Actuel Marx, n° 30, p. 123-141.

Haug Frigga (2010) [2001], « Sur la théorie des rapports de sexe », Actuel Marx, n° 30.

Pfefferkorn Roland (2007), Inégalités et rapports sociaux. Rapports de classe, rapports de sexe, Paris, La Dispute.

Séance 9 – 26/04 – Post-colonie et genre. Vers un féminisme sans frontières ?

Dans le prolongement du Black Feminism (abordé l’année dernière), les féministes postcoloniales revendiquent une décolonisation des savoirs et des pratiques, en remettant en cause l’universalisme du féminisme blanc et occidental et en réfléchissant aux moyens de dépasser les legs tant coloniaux, qu’impérialistes et/ou sexistes.

Coordination de la séance : Charlotte Pezeril

Ouvrage de référence présenté par : Peggy Pierrot

Mohanty Chandra t. (2003), Feminism Without Borders : Decolonizing Theory, PracticingSolidarity, Durham & London, Duke University Press.

Article de complément présenté par : Pauline Berlage

Mills Sara (1998), « Postcolonial Feminist Theory », in Jackson Stevi, Jones Jackie (eds.), Contemporary Feminist Theories, Edinburgh, Edinburgh University Press, p. 98-112.

Bibliographie additionnelle

Bacchetta Paola (2009), « Co-Formations : des spatialités de résistance décoloniale chez les lesbiennes “of color” en France », Genre, sexualité & société, n° 1, [en ligne].

Bacchetta Paola, Falquet Jules, Alarcón Norma (dir.) (2011), Théories féministes et queers décoloniales. Interventions Chicanas et Latinas états-uniennes, Les Cahiers du CEDREF, n° 18, [en ligne] .

Falquet Jules, Hirata Helena, Kergoat Danièle, Labari Brahim, Le Feuvre Nicky, Sow Fatou (2010), Le sexe de la mondialisation. Genre, classe, race et nouvelle division du travail, Paris, Presses de Sciences Po.

McClintock Anne (1995), Imperial Leather : Race, Gender, and Sexuality in the Colonial Contest, London, Routledge.

Mohanty Chandra t. (2002), « Under Western eyes revisited : Feminist Solidarity through Anticapitalist Struggles », Signs, vol. 28, n° 2, p. 499-535, [en ligne].

Spivak Gayatri C. (1988), « Can the subaltern speak ? », in Nelson C., Grossberg L. (ed.), Marxism and the interpretation of culture, Basingstoke, Macmillan Education, p. 271-313, [en ligne].

Séance 10 – 31/05 – Impérialisme sexuel : genre, sexualité et religion

Depuis les années 2000, le féminisme semble instrumentalisé pour délégitimer l’Islam et particulièrement le port du voile par les femmes musulmanes. Cette séance revient sur le point de vue de ces femmes dans une perspective postcoloniale et féministe.

Coordination de la séance : Charlotte Pezeril et Myriam Dieleman (sous réserve)

Ouvrage de référence présenté par : Ghalia Djelloul

Mahmood Saba (2009) [2005], Politique de la piété. Le féminisme à l’épreuve du renouveau islamique, Paris, La Découverte.

Article de complément présenté par  : Delphine Metten

Ahmet Leïla (2005), « The Discourse of the Veil », in Gaurav Desai and Supriya Nair (eds), Post Colonialisms : an Anthology of Cultural Theory and Criticism, New Brunswick, Rutgers University Press, p. 315-338.

Bibliographie additionnelle

Delphy Christine (2006), « Antisexisme ou antiracisme ? Un faux dilemme », Nouvelles Questions Féministes, vol. 25, n°1, [en ligne]

Gaspard Françoise, Khosrowkhavar Fahrad (1995), Le foulard et la République Paris, La Découverte.

Guénif-Souilamas Nacira (2003), « Ni pute ni soumise ou très pute, très voilée ? Les inévitables contradictions d’un féminisme sous influence », Cosmopolitiques, n° 4, p. 53-65, [en ligne].

Guénif-Souilamas Nacira, Macé Eric (2004), Les féministes et le garçon arabe, Paris, Ed. de l’Aube.

Laborde Cécile (2010), Francais, encore un effort pour être républicains !, Paris, Seuil.

Séance 11 – 21/06 – Intersectionnalité des dominations. De la multiplicité des rapports sociaux

En conclusion de ce séminaire, nous voulions analyser les articulations entre les différents rapports de domination et, plus particulièrement, la notion d’intersectionnalité forgée par K. Crenshaw (texte vu l’année précédente) et de plus en plus usitée par les féministes. Nous essayerons de développer une analyse critique de cette notion polysémique.

Coordination de la séance : Nadine Plateau

Ouvrage de référence présenté par : Charlotte Pezeril (sous réserve)

Anthias Floya, Yuval-Davis Nira, Cain Harriet (1992), Racialized Boundaries : Race, Nation, Gender, Colour & Class & the Anti-Racist Struggle, Londres, Routledge, [en ligne].

Article de complément présenté par  : Nadine Plateau

Bilge Sirma (2009), « Théorisations féministes de l’intersectionnalité », Diogène, n° 225, p. 158-176, [en ligne].

Bibliographie additionnelle

Davis Kathy (2008), « Intersectionality as buzzword. A sociology of science perspective on what makes a feminist theory successful », Feminist Theory, vol. 9, n° 1, p. 67-85, [en ligne].

Denis Ann (2008), « Review Essay : Intersectional Analysis : A Contribution of Feminism to Sociology », International Sociology, n° 23, p. 677-694.

Hancock Ange-Marie (2007), « Intersectionality as a Normative and Empirical Paradigm », Politics & Gender, vol. 3, n° 2, p. 248-254.

MacCall Leslie (2005), « The complexity of intersectionnality », Signs, vol. 30, n° 3, p. 1771-1800.

Shields Stephanie A. (2008), « Gender : An Intersectionality Perspective », Sex Roles, vol. 59, n° 5-6, p. 301-311.

Yuval-Davis Nira (2006), « Intersectionality and feminist politics », European Journal of Women’s Studies, n° 13, p. 193-209, [en ligne].

Yuval‐Davis Nira (2008), « Intersectionality, citizenship and contemporary politics of belonging », in Bennett Jennifer (ed.), Scratching the surface : democracy, traditions, gender, Pakistan / Afghanistan, Heinrich Böll Foundation Regional Office, p. 7-22.