Recherches

Les travaux de l’Observatoire du sida et des sexualités s’inscrivent actuellement dans trois axes principaux de recherche.
Axe homosexualité, santé sexuelle et VIH

Santé sexuelle LGBT

Les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH) représentent l’un des groupes de population les plus exposés et les plus vulnérables. Malgré la mobilisation historique des gays pour adopter, de manière collective et individuelle, des stratégies de prévention adéquates, l’épidémie de VIH continue de croître, doublée par la recrudescence de plusieurs autres IST. Le retard au dépistage recule mais doit encore être comblé. L’impact de certains déterminants « nouveaux » en lien avec les prises de risque, comme l’optimisme vis-à-vis de l’efficacité des nouveaux traitements, la « fatigue » vis-à-vis de la protection, le mal-être (dépression, suicide) ou encore la consommation de substances psycho-actives est au centre des projets de recherche de cet axe dans une perspective plus large de « santé gay ».  Pour ce qui concernent les femmes qui ont des rapports sexuels avec des femmes (FSF), la problématique en matière de diffusion de l’information, de dépistage des IST ou de suivi psychomédicosocial  se présente de manière très différente de celle des HSH. Toutefois, une partie des déterminants de ces problématiques est commune, en particulier l’hétérosexisme et l’homophobie. Améliorer la visibilité de ce public et sa prise en compte dans les actions de promotion de la santé sexuelle constitue un défi de taille.

Axe séropositivité

Séropositivité

L’expérience des personnes séropositives doit être au coeur de la lutte contre l’épidémie et doit notamment alimenter les politiques de promotion de la solidarité et de lutte contre les discriminations à leur égard. Différents projets ont été développés dans cet axe. En premier lieu, une revue de la littérature sur les travaux existants en sciences sociales, réfléchissant aux conduites thérapeutiques et aux recompositions identitaires et sociales des personnes vivant avec le VIH, a donné lieu à une publication. En second lieu, des recherches actuelles se penchent sur les questions de stigmatisation et de discrimination des personnes diagnostiquées, qui restent centrales dans la compréhension de l’épidémie et de ses développements récents  –  compris en termes de pénalisation de la transmission du VIH. Enfin, une recherche doctorale a étudié les parcours de soins des personnes séropositives, à Bruxelles et à Rouen, afin d’identifier leurs modes de recours au système de soins et à l’aide sociale dans l’espace urbain.

Axe VIH et migration

VIH et migrations

Les hommes et les femmes « non belges » représentent aujourd’hui un des publics parmi lesquels les taux de prévalence et d’incidence sont les plus élevés. Une approche qualitative, compréhensive et critique, est à même de mettre au jour les processus sociaux qui la sous-tendent. Les projets de cet axe cherchent à mieux connaître les spécificités de la santé sexuelle des populations migrantes ainsi qu’à analyser les dispositifs, les politiques et les stratégies de prévention et de promotion de la santé à destination de ce public, et ce dans une perspective intersectionnelle et/ou postcoloniale. La finalité des projets liés à cet axe est à la fois scientifique, dans une visée d’accumulation des savoirs, mais également sociale et politique, en tant qu’il peut constituer un appui aux stratégies de promotion de la santé et de prévention du VIH/sida destinées aux migrant/es.

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Autres recherches

Depuis sa création en 2001, l’Observatoire s’est investi dans d’autres thématiques liées à la prévention du sida et à certains aspects de la sexualité, que ce soit sur son initiative ou à la demande de et en partenariat avec des organismes de terrain. L’Observatoire est également sollicité par des centres de recherche extérieurs pour collaborer à des projets scientifiques nationaux ou internationaux.